Dar es Salaam, plus grande ville de Tanzanie : visiter, comprendre, traverser
Dar es Salaam n'est plus la capitale officielle depuis le transfert administratif vers Dodoma — décidé en 1973 et concrétisé dans les années 1990 — mais elle reste, sans rivale, la capitale économique et le poumon de la Tanzanie. Son agglomération, l'une des plus dynamiques d'Afrique de l'Est, abriterait autour de sept millions d'habitants selon les estimations récentes. Souvent traversée à toute vitesse par les voyageurs filant vers un safari dans le Selous (Nyerere) ou un séjour à Zanzibar, « Dar », pour les habitants, mérite pourtant une journée pleine. Ce guide vous montre comment l'apprivoiser, en pratique et en plaisir.
Histoire de Dar es Salaam, du sultanat à la métropole
L'histoire de Dar es Salaam commence en 1862, lorsque le sultan de Zanzibar Majid bin Said y fonde un poste destiné à rivaliser avec le port d'esclaves et d'ivoire de Bagamoyo, situé plus au nord sur la côte. Le nom Dar es Salaam, formé à partir de l'arabe, est généralement traduit par « le havre de paix » — promesse d'un mouillage abrité dans une crique profonde, naturellement protégée des houles de l'océan Indien. À la mort du sultan en 1870, le développement marque le pas et la bourgade reste modeste pendant deux décennies.
Le tournant survient sous le protectorat allemand. Entre 1891 et 1916, Dar es Salaam devient la capitale du Tanganyika allemand : l'administration coloniale y édifie bâtiments officiels, hôpitaux, églises et la gare du chemin de fer central reliant Kigoma, sur le lac Tanganyika, à plus de 1 250 km à l'intérieur des terres. Le port, dragué et équipé, prend son essor commercial. L'architecture allemande — façades blanches enduites à la chaux, toitures de tuiles rouges, vérandas ombragées — façonne le quartier historique du Kivukoni Front, dont plusieurs bâtiments tiennent encore debout aujourd'hui.
Après la défaite allemande de 1916, le mandat de la Société des Nations confie le territoire au Royaume-Uni. Les Britanniques poursuivent l'urbanisation, modernisent le port et tracent les grands axes. L'indépendance du Tanganyika en 1961, conduite par Julius Nyerere, fait de Dar es Salaam la capitale d'un État souverain. L'union avec Zanzibar en 1964 donne naissance à la République-Unie de Tanzanie. En 1973, le gouvernement vote le transfert de la capitale vers Dodoma, au centre du pays, pour des raisons politiques et économiques. Le déménagement traîne pendant des décennies ; le Parlement (Bunge) s'y installe pleinement dans les années 1990, et c'est dans cette période que Dodoma devient effectivement le siège du pouvoir législatif. Dar es Salaam conserve cependant l'essentiel : ministères opérationnels, ambassades, sièges bancaires, presse, université.
Aujourd'hui, la ville est l'une des métropoles à la croissance la plus rapide d'Afrique. Son port de Dar es Salaam traite la majeure partie du fret tanzanien et sert également de débouché maritime à la Zambie, à la RDC orientale, au Burundi, au Rwanda et à l'Ouganda. Le récent SGR (Standard Gauge Railway), ligne ferroviaire à écartement standard inaugurée par tronçons depuis 2022 entre Dar, Morogoro, Dodoma puis Mwanza, vient compléter le rail existant et redessine la logistique régionale. La TAZARA, voie historique reliant Dar es Salaam à la Zambie, témoigne quant à elle de l'héritage de la coopération chinoise des années 1970.
Que voir à Dar es Salaam : monuments, marchés, musées
Visiter Dar es Salaam se fait en marchant peu et en se déplaçant beaucoup. Les sites majeurs se répartissent entre le centre historique de Kivukoni, le quartier vibrant de Kariakoo et la péninsule plus résidentielle de Msasani-Masaki, au nord. Comptez une journée pleine pour l'essentiel, deux pour respirer.
Le marché de Kariakoo, cœur populaire de la ville
Le marché de Kariakoo est l'un des plus grands marchés couverts d'Afrique de l'Est. Son nom dérive de « Carrier Corps », l'unité de porteurs africains levée par les Britanniques pendant la Première Guerre mondiale. Sur plusieurs pâtés de maisons, autour d'une halle centrale en béton aux rampes hélicoïdales caractéristiques, se vendent épices en sacs ouverts (clous de girofle, cardamome, curcuma), tissus kitenge et kanga aux motifs imprimés, fruits tropicaux, poissons séchés, ustensiles, électronique chinois et artisanat. L'ambiance est dense, sonore, parfumée — c'est là que bat la pulsation populaire de Dar.
Nous vous recommandons d'y aller tôt, entre 7 h et 10 h, idéalement avec un guide francophone ou anglophone. Kariakoo est un quartier sûr en journée et avec un accompagnant, mais la prudence reste de mise : laissez bijoux, montres, téléphones haut de gamme à l'hôtel, ne sortez de l'argent que stand par stand, et soyez attentif à votre sac à l'épaule. Évitez la tombée du jour pour les non-initiés.
Kivukoni Front, port de pêche et front de mer
Le front de mer de Kivukoni concentre l'héritage colonial allemand et britannique sur quelques centaines de mètres. La cathédrale Saint-Joseph (1897-1902), de style néogothique, et l'Azania Front Lutheran Church (1898), toiture rouge et clocher pointu, encadrent une avenue où se croisent encore aujourd'hui ministères et bureaux. À l'extrémité de la pointe, le port de pêche de Kivukoni offre l'un des spectacles les plus authentiques de la ville : chaque matin avant 8 h, les boutres déchargent thon, espadon, mérou, poulpe, calamar et langouste, vendus à la criée dans une cohue joyeuse. Pour photographier, demandez l'autorisation et restez discret.
Askari Monument et place centrale
L'Askari Monument, statue de bronze dressée au centre de Samora Avenue, rend hommage aux soldats africains tombés pendant la Première Guerre mondiale dans les rangs des armées coloniales européennes. Inauguré en 1927 à l'emplacement d'un précédent monument allemand fondu après la défaite, il constitue le point kilométrique zéro de la ville. C'est un bon repère pour s'orienter à pied dans le centre administratif, entouré des principaux hôtels, banques et bureaux gouvernementaux.
National Museum et Village Museum
Le National Museum of Tanzania, niché dans les jardins botaniques de Shaaban Robert Street, abrite les pièces archéologiques les plus précieuses du pays : moulages et fragments des hominidés découverts à Olduvai et Laetoli par la famille Leakey, dont le crâne de Paranthropus boisei mis au jour en 1959. Les sections ethnographiques, l'histoire de la traite arabo-swahilie et la collection de l'époque coloniale complètent la visite (entrée environ 6 à 10 €).
À une dizaine de kilomètres au nord, le Village Museum (Makumbusho) reconstitue en plein air les habitations traditionnelles d'une quinzaine de groupes ethniques tanzaniens : maisons maasaï, hadzabe, chagga des pentes du Kilimandjaro, makonde du sud, sukuma de la rive du lac Victoria. Les week-ends, danses ngoma et démonstrations d'artisanat animent le site. C'est une excellente mise en bouche culturelle avant un safari, en complément de notre dossier destinations et régions de Tanzanie.
Que faire à Dar es Salaam : ferry, plages, vie locale
Embarquer sur le ferry pour Zanzibar
Le ferry rapide est l'expérience tanzanienne par excellence depuis Dar es Salaam. La gare maritime de Sokoine Drive, à deux pas de Kivukoni, est le point de départ des liaisons vers Stone Town, sur l'île d'Unguja (Zanzibar). La traversée dure environ 75 minutes en navire rapide. Azam Marine, principal opérateur, propose plusieurs rotations par jour entre 7 h et 16 h ; la première classe (climatisée, ponts supérieurs) coûte autour de 35 à 40 € l'aller pour un non-résident, l'economy nettement moins. Achetez vos billets la veille ou tôt le matin, présentez votre passeport, et arrivez 45 minutes avant le départ.
Coco Beach et plages urbaines
La plage de Coco Beach, située le long d'Oyster Bay, est le rendez-vous populaire des week-ends. Le dimanche après-midi, familles tanzaniennes, joueurs de football improvisés, vendeurs de jus de coco fraîchement décapités à la machette, musique bongo flava et grillades en plein vent y composent un tableau très vivant. La baignade y est cependant déconseillée : les courants, l'irrégularité du fond et la qualité de l'eau à proximité du port en font une plage à arpenter plus qu'à investir. Pour une vraie baignade, mettez le cap vers Bongoyo ou les plages de Kunduchi, plus au nord.
Musique live, bongo flava et taarab
Dar es Salaam est le berceau du bongo flava, hybride local entre hip-hop, R&B et rythmes swahilis qui domine la scène est-africaine depuis les années 1990. Les bars-clubs de Msasani et Mikocheni programment des concerts en fin de semaine. Pour une expérience plus traditionnelle, cherchez une soirée de taarab, musique d'origine zanzibarite mêlant orchestre à cordes, harmonium et chant féminin, souvent jouée lors de mariages et de fêtes. Les festivals de fin d'année et les soirées dans les hôtels-jardins de Masaki en programment ponctuellement.
Pour les enfants et les familles
Les voyageurs avec enfants apprécient le Village Museum pour ses danses, le Sea Cliff Mall et le Slipway de Msasani pour leurs aires de jeux et leurs restaurants en bord d'eau, ainsi qu'une demi-journée à Bongoyo pour snorkeling tranquille. Évitez Kariakoo aux heures de pointe avec une poussette : la foule, la chaleur et l'absence de trottoirs y compliquent la circulation.
Où manger à Dar es Salaam : cuisine swahilie et fruits de mer
La table de Dar es Salaam traduit la géographie culturelle de la ville. Les influences swahilies, arabes, indiennes (forte communauté gujarati installée depuis le XIXe siècle), allemandes et britanniques se croisent dans les marchés, les mama lishe (cuisinières de rue), les chipsi mayai de soir et les nappes blanches du front de mer. Les fruits de mer y sont à la fois plus frais et bien moins chers qu'à Zanzibar.
| Style | À goûter absolument | Où | Budget plat principal |
|---|---|---|---|
| Swahilie | Pilau, biriani, ugali, poisson grillé entier, mishkaki | Kariakoo, Posta, stands de Coco Beach | 2 à 6 € |
| Indienne (gujarati) | Curries végétariens, thali, samosas, chai masala | Quartier d'Upanga, Kisutu | 5 à 12 € |
| Fruits de mer | Langouste grillée, crevettes géantes, poulpe au coco | Sea Cliff, Slipway, Mediterraneo | 15 à 30 € |
| Internationale | Éthiopien, japonais, italien, libanais | Masaki, Msasani peninsula | 10 à 25 € |
La street food est l'un des grands plaisirs du séjour. Les mishkaki, brochettes de bœuf marinées et grillées sur braise, les chipsi mayai (omelette aux frites façon tortilla), les chapatis sortis chauds des plaques, les jus de mangue ou de fruits de la passion pressés à la commande se trouvent partout, particulièrement le soir le long de Coco Beach et autour du marché nocturne de Mwenge. Comptez 0,50 à 3 € le plat. Pour limiter les risques digestifs, privilégiez les stands à forte rotation et les préparations cuites devant vous.
Excursions depuis Dar es Salaam : Bongoyo, Bagamoyo, Mafia
L'île de Bongoyo, échappée d'une demi-journée
À une dizaine de minutes de bateau depuis le ponton du Slipway à Msasani, l'île de Bongoyo, réserve marine protégée, offre une plage de sable corallien blanc, des fonds propices au snorkeling et un sentier pédestre dans la végétation côtière. Les départs sont réguliers en milieu de matinée et en début d'après-midi, et la traversée aller-retour avec entrée à la réserve revient à environ 20 à 25 € par personne. Quelques bandas servent poisson grillé et bières fraîches sur place. Idéal pour souffler après une longue journée urbaine.
Bagamoyo, mémoire de la côte swahilie
Bagamoyo, à 65-75 km au nord de Dar par la route côtière, fut au XIXe siècle l'une des plus grandes places de la traite arabe d'esclaves et d'ivoire de la côte est-africaine, terminus des caravanes venues du lac Tanganyika. Le nom signifie en swahili « dépose ton cœur » : c'est là que les captifs perdaient tout espoir de retour. La ville historique, candidate au patrimoine mondial de l'UNESCO, conserve le Caravan Serai, l'ancien fort, la Holy Ghost Mission (1868) — premier établissement chrétien d'Afrique de l'Est continentale — et plusieurs maisons swahilies. Comptez une journée complète au départ de Dar (1 h 30 à 2 h 30 de route selon la circulation).
Île de Mafia, plongée et requins-baleines
Pour les amoureux de plongée et d'océan préservé, l'île de Mafia est accessible en une trentaine de minutes de vol depuis JNIA. Elle abrite un parc marin officiel, des récifs coralliens encore en bonne santé et, entre octobre et mars, l'extraordinaire passage des requins-baleines (Rhincodon typus) qui viennent se nourrir à proximité de l'archipel. L'ambiance y est radicalement opposée à celle de Zanzibar : peu de monde, pas de fêtes, une nature dominante.
Parc national de Nyerere (ex-Selous) et Mikumi
Dar es Salaam est aussi la base de départ idéale pour les safaris du circuit sud de la Tanzanie. Le parc national de Nyerere, créé en 2019 sur la portion nord de l'ancienne réserve du Selous, et le parc de Mikumi sont accessibles soit en vol-charter depuis JNIA (45 minutes pour Nyerere), soit par la route. Une extension de trois à quatre jours après une visite de la ville offre un beau contraste entre métropole et brousse, et constitue une alternative au circuit nord plus fréquenté.
Informations pratiques : aéroport JNIA, SGR, transports, sécurité
Arriver à Dar es Salaam : l'aéroport JNIA
L'aéroport international Julius Nyerere International Airport (code IATA DAR, OACI HTDA), couramment appelé JNIA, se situe à environ 12 km au sud-ouest du centre, près de Kipawa. Il est desservi par les compagnies régionales (Precision Air, Air Tanzania, Kenya Airways, RwandAir) et internationales (Turkish Airlines, KLM, Qatar Airways, Emirates, Ethiopian, Swiss). Le Terminal 3, ouvert en 2019, accueille les vols internationaux. Le visa électronique tanzanien (e-Visa) est désormais privilégié, mais le visa à l'arrivée reste accessible. Comptez 50 USD pour la plupart des nationalités, 100 USD pour les ressortissants américains.
Du JNIA au centre, en taxi ou Bolt
Le trajet aéroport-centre dure 30 à 60 minutes selon l'heure (les pointes 7 h-9 h et 17 h-19 h sont particulièrement denses). Les taxis officiels affichent un tarif compris entre 22 et 28 €. Bolt et Uber opèrent depuis JNIA, généralement entre 12 et 20 € pour la même course. De nombreux hôtels, en particulier sur la péninsule de Msasani, incluent un transfert d'arrivée gratuit ou facturé 15 à 25 € : vérifiez à la réservation.
Se déplacer dans la ville : BRT, bajaji, VTC
La circulation à Dar est notoire pour ses embouteillages. Trois moyens valent la peine pour un visiteur :
- DART (Bus Rapid Transit, BRT) : système de bus rouges en site propre, rapide et bon marché, qui dessert l'axe Kimara-Kivukoni via Morogoro Road. Quelques centimes d'euro le trajet ; idéal pour la première phase de la ligne.
- Bolt et Uber : applications fonctionnelles, tarifs honnêtes, recommandées de jour comme de nuit pour les voyageurs.
- Bajaji et boda-boda : tricycles à moteur et motos-taxis, pratiques pour les petites distances mais à éviter aux heures de pointe et pour les bagages volumineux. Casque obligatoire mais rarement disponible : à manier avec prudence.
Le SGR et la station ferroviaire
La nouvelle gare du Standard Gauge Railway, située dans le quartier d'Ilala, dessert depuis 2022-2024 Morogoro, Dodoma puis Mwanza, avec des trains modernes climatisés et des temps de trajet considérablement raccourcis (environ 4 heures Dar-Dodoma contre près de 12 heures par la route). C'est une option intéressante pour rejoindre le cœur du pays sans avion. La gare historique de la TAZARA, desservant la Zambie, reste opérationnelle pour les voyageurs aventureux.
Sécurité à Dar es Salaam : prudence raisonnée
Dar es Salaam est globalement plus sûre que la plupart des capitales d'Afrique subsaharienne, mais ce n'est pas une bulle. Les délits courants sont les vols à l'arraché (téléphones, sacs), particulièrement à Kariakoo, autour des gares routières et la nuit dans les zones peu éclairées. Quelques règles simples :
- Pas de montre ni de bijoux visibles dans la rue ; téléphone hors de vue.
- Taxis officiels ou Bolt/Uber la nuit, jamais à pied après 22 h hors quartiers résidentiels (Masaki, Msasani, Oysterbay).
- Photocopie du passeport sur soi, original au coffre de l'hôtel.
- Pas de retrait d'argent isolé : utilisez les ATM dans les centres commerciaux ou les agences bancaires en journée.
Climat et meilleure période
Dar es Salaam jouit d'un climat équatorial chaud et humide toute l'année, tempéré par les alizés. Les longues pluies tombent entre mars et mai, les petites pluies entre novembre et décembre. La période sèche de juin à octobre — qui correspond à la haute saison safari dans le nord — offre les conditions les plus confortables : 25-30 °C, humidité modérée, peu de précipitations. Janvier et février sont chauds (30-33 °C) mais souvent ensoleillés. Les pluies n'interrompent pas les visites de Dar mais peuvent désagréablement transformer Kariakoo en boue collante.
Durée recommandée et combinaisons
Pour une visite équilibrée, comptez une journée pleine centrée sur Kariakoo, le front de mer, Kivukoni et le National Museum, terminée par un dîner de fruits de mer à Msasani. Deux jours permettent d'ajouter Bongoyo ou Bagamoyo. Trois jours et plus ouvrent vers Mafia ou un mini-safari à Mikumi/Nyerere. Dar es Salaam s'inscrit naturellement dans notre guide de Dar et de la côte tanzanienne et complète notre panorama des destinations et régions de Tanzanie.
Questions fréquentes sur Dar es Salaam
Dar es Salaam est-elle la capitale de la Tanzanie ?
Non. La capitale officielle est Dodoma, ville du centre du pays choisie dès 1973 et dont le statut a été confirmé dans les années 1990 par le transfert progressif des institutions parlementaires. Dar es Salaam demeure néanmoins la capitale économique et diplomatique : la majorité des ministères opérationnels, ambassades, sièges sociaux, organisations internationales et médias y sont installés, ainsi que le principal port et l'aéroport international.
Dar es Salaam vaut-elle le détour pour un touriste ?
Oui, à condition d'y consacrer au moins une journée pleine avant ou après votre safari ou votre séjour à Zanzibar. Le marché de Kariakoo, le port de pêche de Kivukoni, le National Museum et le Village Museum offrent une immersion dans la Tanzanie urbaine que les parcs nationaux et les plages ne procurent pas. Comptez une journée pour l'essentiel, deux pour ajouter Bongoyo ou Bagamoyo, trois et plus pour combiner avec Mafia.
Y a-t-il des plages baignables à Dar es Salaam ?
Les plages urbaines comme Coco Beach (Oyster Bay) sont agréables à arpenter mais peu propices à la baignade en raison de la qualité de l'eau et des courants à proximité du port. Préférez l'île de Bongoyo, à 30 minutes de bateau depuis Msasani Slipway, ou les plages du nord (Kunduchi). Pour des plages paradisiaques, mettez le cap sur Zanzibar ou sur l'île de Mafia.
Comment se rendre de l'aéroport Julius Nyerere au centre-ville ?
L'aéroport international Julius Nyerere (JNIA, code IATA DAR) se trouve à environ 12 km au sud-ouest du centre. En taxi officiel, comptez 22 à 28 € et 30 à 60 minutes selon la circulation. Bolt et Uber opèrent depuis l'aéroport pour 12 à 20 €. Le BRT relie également Ubungo au front de mer pour quelques dixièmes d'euro, en correspondance avec un taxi pour les derniers kilomètres. Plusieurs hôtels incluent le transfert d'arrivée.
Est-il sûr de manger la street food à Dar es Salaam ?
Oui, à condition de choisir les stands les plus fréquentés par les locaux — signe de rotation rapide et donc de fraîcheur — et de privilégier les préparations chaudes saisies devant vous : mishkaki, chipsi mayai, samosas, brochettes de poulpe, jus de fruits pressés. Évitez salades crues, glaçons d'origine incertaine et coquillages laissés à température ambiante. Allez-y progressivement les premiers jours.
Votre safari sur mesure en Tanzanie
Recevez un devis personnalisé sous 48h. Gratuit et sans engagement.